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samedi 12 mars 2011

Retour d'expérience révolution Tunisienne

je vais essayer ici de faire un résumé de mon retour d'expérience vis à vis des évènements qui se sont déroulé en Tunisie entre le 19 Décembre et les jours chaotiques qui ont suivie le départ de l'ancien dictateur le 14 Janvier 2011. J'ai mis du temps à rassembler mes idées et me rappeler le déroulement des évènements et des situations et mon comportement sur le vif, et j'ai préférer mettre ça sous forme de leçons tirées que d'un récit d'évènements chronologiques sans grand intérêt.




Leçons Tirées de la révolution Tunisien



A mon humble avis, la façon dont c'est passé la révolution en Tunisie avait surpris tout le monde, que se soit ici ou a l'étranger, et cela par sa rapidité et par l'absence quasi totale de signes annonciateurs. Ce qui me conduit à la première leçon à tirer:



- Leçon 1: La forme d'une catastrophe est imprévisible (Je me préparer depuis longtemps a un bouleversement climatique ou une cata naturelle et me voilà pris dans une révolution populaire que je n’imaginais pas possible en Tunisie, un pays paisible cité comme exemple de stabilité, d'ailleurs personne ne l'imaginait). Je crois qu'après ça je vais commencer à me préparer a tout et n'importe quoi, même une invasion d'extra-terrestres (Ce n’est pas parce que vous ne vivez pas prés d'une centrale nucléaire ou dans une grande ville cible potentielle d'une attaque Atomique, que vous négligerez le risque NBC. Regarder le cas de Tchernobyl; le nuage radioactif à traverser toute l'Europe et même plus).



- Leçon 2: Un BOB et des points de chute ne seront pas toujours utile. Mes deux point de chute ont été compromis des les premiers jours malgré la distance (Au sud de la Tunisie, là où ça a commencé à dégénérer en premier) et que l'un d'eux se situer dans un pays voisin (Lui aussi devenu instable: L'Algérie). Le BOB n'a pas servi car j'était à la maison sans point de chute et surtout dans une situation de quasi guérilla urbaine (Combat de rue entre manifestants et forces de l'ordre en premier temps, et combat au armes légères entre la garde présidentielle en déroute aidé par les anciens du régime et l'armée aidé par la population civile en deuxième temps) donc si j'avais été arrêter avec du matos, disons le franchement, paramilitaire par la population ou les autorités je me serais trouvé dans la m*rde (regarder ce qui s'est passé pour les chasseurs suédois attraper dans la capitale avec leur artillerie de chasse, ils ont faillit y passer par ici). Donc, ne pas négliger la préparation du domicile sous prétexte que le BOB nous suffit. L'EDC reste le seul qui ma servi vraiment mais j'ais constaté des manques et l'influence de la mauvaise qualité de certains éléments que je détaillerais dans mon prochain post "EDC de BAROUD".



- Leçon 3: Le téléphone portable, qu'est ce que je serais devenu sans lui? Le mien, a montré tout son potentiel car équipé d'une télévision, une radio FM, une caméra, etc... C’est un modèle Chinois mais résistant et de bonne qualité (S’il pouvait parler il m’accuserait de maltraitance chronique).







- La télé et la radio: M'avait permis de suivre l'actu (Pas les premiers jours car la censure et la propagande était encore de mise) et d'éviter ainsi les zones les plus chaude dans mes déplacement quotidien pour chercher la nourriture et remplir les stocks de la maison.

- La caméra: En fin, j'aurais du dire la caméra et l'internet. Moi même ça ne ma servie qu'à filmer certains dégât et des cène de moyenne violence car j'éviter les zones trop chaude mais sans ces deux outils, il y aurait eu un véritable massacre déguisé par la propagande en simple trouble public sans gravité causé par "des criminels cagoulés et armées" par la presse locale pro-gouvernementale. Mais les Tunisiens on su recrée un média alternatif et indestructible a travers les Cam de leurs téléphone portable et les réseaux sociaux tel que Facebook ou twitter (Yutube et dailymotion était trop surveiller et censuré en Tunisie). Donc, n'hésiter pas à filmer et a diffuser l'info en vous déplaçant si vous fuyez ou chez vous dans votre ville ou cartier car ça peut aider à accélérer la fin du problème (Une photo vaux mille mots). Moi j'ai pas eu de gros scoops car la plupart des problèmes dans ma région se sont passé la nuit et heureusement n'ont pas été aussi spectaculaire qu'ailleurs en plus de ma décision de me concentrer sur la transmission et vérification d'info sur les réseaux sociaux avec quelques collègue et amis (Bon, Un peut d'instinct de conservation aussi ;) sinon quel piètre survivaliste je ferais?).



- Leçon 4: La maison était mon salut. Assez préparé pour une autarcie partielle, elle a été le point de chute de toute la famille. Je détaillerais ma préparation dans un post séparé mais je vous résume; Pour l'eau, j'avais a ma disposition un "Majel" (C'est un grand réservoir souterrain traditionnel de récupération d'eau de pluie d'une grande capacité et débouchant à l'intérieur de la maison pouvant couvrir environ une année de besoin en eau d'une famille moyenne, le mien et d'une contenance de 25 mètres cube). Pour la nourriture, mes réserves compléter à fur et à mesure de la dégradation de la situation, étaient suffisantes. Aussi, les petits commerçants de la région on fermé leurs boutiques les jours ou ça à virer à la cata mais avait suffisamment de stocks vue l'éloignement des grossistes, donc n'ont pas eu de problèmes majeur d'approvisionnement, ce qui n'était pas le cas dans le centre ville et la capitale ou les gens dépendait des gros magasins (piller et parfois brulé par les manifestants ou les milices). J'ai aussi, grâce à mon expérience militaire (J’ai fait mon service d’un an obligatoire) et divers conseils d'amis surtout les conseils avisés d'un ami d'un autre Forum, mis des sacs de sable devant les fenêtres pour les sécuriser contre des balles perdu ou des tirs direct et heureusement que je conservais les sacs vide de nourriture pour ovins de 50 litres de capacité (On élève chez nous quelques animaux et volailles pour être le plus autarcique que possible). Aussi j'ai limité mes déplacements au stricte nécessaire, et à part quelques manif que j'ai quitté dés que ça a commencer à dégénérer, j'ai passé la plupart du temps à sécuriser la maison et a participer a la sécurisation du cartier avec les voisins en dressant des barricades et en faisant des tours de gardes et des rondes nocturnes.



En fin, j'ai été appeler à me rendre avec des collègues au Sud, dés la fin des problèmes majeurs, pour réparer des dégâts informatiques dans un tribunal, puis à la capitale après la disparition des tireurs d'élite qui ont terroriser les citoyen pendant plus d'une semaine et l'établissement du gouvernement provisoire dont les membre était majoritairement des anciens du régime du dictateur déchu, et ces la que je me suis joint au manifestant à la Kasbah (Siège du gouvernement) et que j'ai établit ma tente le temps de finir le boulot et de participer à la nouvelle liberté d'expression acquise. Heureusement pour moi, j'ai quitté le campement le soir de son évacuation musclée par les forces de l'ordre encore corrompu (Maintenant, après le limogeage de plusieurs de leurs chefs, des tapes sur les doigts de la part de l'armée et le saccage et l'incendie de quelques un de leurs postes par les manifestants, ils ont compris la leçon et hésite plus avant d'avoir recourt à la violence et leurs intervention son devenu plus modéré, à part quelques incidents isolés bien sûr).



Bon, c'est tout ce qui me vient à l'esprit pour le moment, j'espère que ça apporte une aide modeste à ceux qui se trouverons dans une situation similaire que je n'espère à personne car chez moi c'est pas encore totalement fini et je croit que ça va durer pour encore un moment. D’ailleurs, la semaine dernière 3 jeune sont morts dans la capitale dans une manif qui a tourné à l'affrontement avec les forces de l'ordres. Dans ma ville, les braquages et les crimes ont augmenté de 200% à cause des effectifs réduit de la police (la plupart des policiers ayant fuie ou limogés les jours suivant la fuite du dictateur) et des problèmes avec les réfugié prés de la frontière Libyenne qui risque de causer une situation humanitaire et sécuritaire incontrôlable.



J'espère avoir été le plus clair que possible et si vous avez des questions n'hésiter pas



En fin, si quelqu'un s'intéresse à l'architecture de chez moi (Ville de Sfax) c'est par ici à coté de chez moi mais c'est pareil et Ici aussi à Kairouan.

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